Ah ! les promesses …

Bientôt 6 ans allez-vous dire ! Et pourtant, cela vaut la peine d’y revenir pour vérifier ce qu’il est advenu de toutes les belles choses promises.

Pour les enfants des écoles, un cadre agréable et des locaux bien équipés

Pourtant, l’école du Lac Vert, a connu une rentrée 2018 chaotique, la bibliothèque, transformée précédemment en salle informatique, ayant été réquisitionnée à la hâte comme salle de classe. De plus, les murs dans la cour, vandalisés par des dessins ou graffitis tendancieux ou de mauvais goût, ont dû attendre des semaines avant d’être remis en état : la faute à l’architecte certainement dont on a dit qu’il fallait demander son autorisation avant d’intervenir. L’école du bourg, elle, a connu un épisode d’avaries. La fin de l’automne 2017 et le début de l’hiver 2018, pluvieux comme le veut notre région en ces périodes, ont laissé apparaître des gouttières que la sécheresse des hivers précédents avait masquées. Les seaux ne suffirent plus, il fallut d’arrache-cœur y consacrer un peu moins de 30 000€. Une goutte d’eau pourtant à hauteur du budget de notre cité.

Renforcer les actions du CCAS

Au début de ce mandat le Centre communal d’Action sociale (CCAS) a investi dans un outil précieux pour atteindre un objectif : l’analyse des besoins sociaux. Ce constat établi, quelles actions concrètes en ont découlé ?
Quels moyens y ont été alloués ?
L’analyse a été archivée. Aucune action directe n’en a découlé. La subvention de la ville, quant à elle, est restée au fil des années, désespérément figée.

Poursuite des efforts en matière d’amélioration et d’entretien de la voirie communale

Malheureusement, les travaux d’amélioration, essentiellement concentrés sur la rénovation du Centre-Ville (CAB), ont entraîné la détérioration spectaculaire de voies habituellement calmes et peu transitées. Doit-on parler des lourds et longs inconvénients pour les riverains de l’avenue de la Libération et de ceux qui vivent le long des voies de délestage mises en place en substitution ?, à l’exception de quelques privilégiés qui furent sanctuarisés à grands renforts de sens interdits provisoires.

Au niveau des entrées de ville : poursuite des travaux d’aménagement et d’embellissement

A part les bovins de Vigneau, qui ont connu beaucoup de vicissitudes, pas grand-chose à signaler.

Qui se souvient des promesses des dernières élections municipales ?

Peut-être le nouveau rond point à la sortie de l’A660. Notre participation financière alors même que nous sommes sur les terres miossaises n’a pas pour autant permis que lui soit réservé le même soin qu’à son homologue, situé de l’autre côté du pont. Pour l’image de marque de la Porte du Bassin vers la pointe du Cap-ferret on aurait pu espérer mieux.

Doublement de la voie de Pont Neau

Grâce à la générosité des entreprises riveraines qui ont été mises à contribution, ce projet a pu voir le jour (sur un seul sens de circulation et sur une centaine de mètres) mais toutes ont-elles joué le jeu ? Rien n’est moins sûr.

Réalisation d’une voie d’évitement pour les camions de l’usine

Aujourd’hui, rien !Voilà deux mandats pendant lesquels on ne manque pas de reparler du sujet, de réunion en réunion, de faire des annonces. Mais concrètement, qu’est-ce qu’on fait ? On a réalisé des études coûteuses, désespérément sans issue, comme l’est l’accès prévu sur le rond point de l’A660. La voie de contournement du Bassin Nord, dans les cartons depuis 40 ans, n’est pas plus avancée. Pourtant elle apaiserait la circulation au cœur de notre ville aux heures de pointe.
Y aurait-il à Biganos non pas une mais deux Arlésiennes ?

Nouveaux logements à loyer modéré en limitant les constructions à 2 étages maximum

On sait maintenant que le projet de la Zone d’Aménagement du Centre-Ville (ZAC), largement plébiscité par l’élu, ignore complètement la promesse du candidat. Comme Janus, aurait-il deux visages ?

Une ville verte. Nous développerons des espaces verts en préservant nos arbres, nos exigences paysagères vis-à-vis des aménageurs seront renforcées

On peut constater le résultat le long de la voie ferrée, sur le parvis de la gare, ou encore entre la Gendarmerie et l’Espace culturel Lucien Mounaix. Tout commentaire est superflu. La seule réalisation est aujourd’hui le parc du Pin, pauvre reste de ce qui fut le havre de paix d’une belle et ancienne maison bourgeoise. Quant au Parc Lecoq, il ne retrouve ses parures fleuries d’antan que lors de la Fête des jardins. Encore merci La Molène de cette belle initiative.

Protéger les piétons par la réalisation de nouveaux cheminements

On peut constater sur l’avenue de la Libération, qui a fait l’objet de toutes les attentions, ce qu’est devenue la protection des piétons. Obligés de partager l’espace avec les cycles, trottinettes et autres skateboards, sans aucune délimitation, ne pouvait-on pas faire mieux en matière de sécurité des piétons ?

Développement des transports en commun sur Biganos et vers l’extérieur

En fait, rien. Mais certains auront beau jeu de rappeler qu’il s’agit maintenant d’une compétence de la Communauté de Communes du Bassin Nord (COBAN).

En 2014 Biganos a retrouvé une situation financière consolidée

Il a été fait d’une situation qui était bonne, une situation pléthorique en 6 ans, au prix de l’étranglement des dépenses de fonctionnement, et par conséquent, l’abandon de l’entretien nécessaire de nos voiries, bâtiments publics et autres biens communs. On a préféré laisser se détériorer certains lieux, qui par la suite demanderont une réfection totale, faisant passer tout cela pour de l’investissement.

Nous allons pouvoir regarder demain avec sérénité

Il s’en est pourtant fallu de peu que le budget termine en rouge ! Seulement 450 000 € d’excédent en 2017 après avoir jonglé avec les millions chaque année, et à la clé, un emprunt d’un million et demi d’euros, sans jamais avoir su profiter de la baisse des taux pour renégocier de façon intelligente les précédents !

Un cinéma multiplex, un hôtel, une piscine…

Où ?

Depuis six ans Annie Cazaux tente d’ouvrir les yeux de ceux qui, sous l’influence du charmeur, se seraient laissés endormir. Nous sommes heureusement de plus en plus nombreux à y être insensibles et c’est cela qui nous motive.

Êtes vous de ceux-là ?

La Depêche du Bassin

Jeudi 5 décembre 2019

Lundi dernier, 2 décembre, Annie Cazaux a rencontré le correspondant de La Dépêche du Bassin, lequel avait beaucoup de questions à lui poser.
L’article reproduit ci-dessus peut être considéré comme un bon raccourci de cet entretien. Un article de fond est prévu, tant sur le blog du journal que dans son édition de jeudi 12 décembre.
Notre blog se fera bien sûr l’écho de cette publication.

Rôle du maire

Faire de la politique, c’est avant tout être près des gens.

Un Maire qui se respecte doit être sensible à l’attente de ses concitoyens ; car on attend tout du Maire : on attend qu’il fasse la police, on attend qu’il entretienne les rues, on attend qu’il embellisse la commune, on attend qu’il aide les plus faibles, etc. La parole donnée, d’un Maire, doit être le gage d’un engagement pas une promesse illusoire à l’issue incertaine. Il en va de sa crédibilité. Les décisions qui lui incombent ne sont pas toujours faciles à prendre, mais elles doivent être guidées par une seule idée : l’intérêt général. Une décision qui n’apporte aucun bénéfice à la communauté n’est pas bonne, et ne peut avoir été dictée que par le souci de plaire à certains et donc toujours au détriment du plus grand nombre. Le populisme d’opportunité et l’ego sont pour beaucoup dans ce genre de décisions qui n’apportent que clivages, polémiques et suspicions.

Heureusement, le Maire dispose pour ce faire du personnel attaché à la Mairie.

Encore doit-il s’assurer que les moyens, techniques et humains, sont bien employés, affectés à des tâches pour l’accomplissement desquelles leurs capacités sont adaptées et disposent de l’encadrement adéquat.

Un Maire qui se respecte a le souci du respect des autres, non seulement de son entourage : ses soutiens auxquels il doit beaucoup, mais aussi le respect de son opposition, de laquelle il a certainement des enseignements à tirer, et parfois des suggestions à adopter. En qualité de membre exécutif du conseil municipal, il faut rappeler qu’il est soumis à l’approbation de celui-ci, donc l’ouverture au débat et au dialogue, la reconnaissance du travail de son opposition et le consensus qui en découle sont les clés de la satisfaction générale.

Annie Cazaux est dans cet état d’esprit, femme de dialogue, préférant l’action discrète à la représentation, elle a à cœur de mettre en œuvre ces préceptes, garants d’une harmonie que Biganos a perdue depuis une dizaine d’années afin d’aborder sereinement et ensemble l’avenir de notre cité.