Que n’a-t-on pas entendu !

Affirmation forte en 2014, à l’entrée dans une nouvelle mandature généreuse en promesses :

« Biganos se distingue par son renouveau permanent ».

Et en janvier 2020, où en est-on de « l’arrivée massive de personnes qui travaillent à Paris » ? qui devaient être fascinées par l’aménagement du centre-ville, la Zone d’Aménagement Concerté de Facture, cœur de la commune, renouveau appuyé sur des « services qui s’étoffent », culture, petite enfance, santé, commerces de proximité, etc.

Rien !

De même, vous avez pu lire que la zone commerciale, transférée depuis à la COBAN, n’avait quasiment plus de terrains à céder. Or, il semble que les certitudes de l’époque n’étaient pas très objectives. Aujourd’hui, janvier 2020, on voit toujours des panneaux « Terrains à vendre », soit que les primo acheteurs aient renoncé à leurs projets, soit que les futurs acheteurs ne se soient pas encore décidés à « passer à l’acte ». Il faut toutefois remarquer que depuis que la COBAN œuvre pour son propre compte à la gestion de cette Zone on voit enfin les choses bouger. Mais il reste toutefois de nombreux « Locaux commerciaux à vendre ou à louer » alors même que l’on projette de l’agrandir encore !

De grandes enseignes sont arrivées, faisant ainsi concurrence en masse à d’autres enseignes, ou à des commerces de moindre taille, d’autres ont transféré leur local à la recherche d’un meilleur positionnement, mais d’autres encore ont toujours le rideau baissé, en attente d’un repreneur.

Il fallait peut-être comprendre dans le « Biganos se distingue par son renouveau permanent » le turnover incessant des enseignes, qui viennent et qui s’en vont !

Par ailleurs, que penser de l’accessibilité par les véhicules à certains sites ?

Est-elle adaptée à leur fréquentation ?

Les bouchons parlent d’eux-même et ce n’est pas prêt de s’arranger ! Car peut-être vous êtes vous interrogés sur ce nouveau bâtiment en cours de réalisation, en face du flambant neuf crématorium ? Et bien, vous serez certainement heureux d’apprendre qu’il s’agit de la future caserne des pompiers ! 12 ans d’attente pour aboutir au choix de ce terrain enclavé !

En homme de la Terre, notre édile n’a-t-il pas mis la charrue avant les bœufs ?

Les dotations de l’État

Pour l’exercice 2014, leur réduction s’éleva, pour Biganos, à 95 000 €.

Surprise ! Surprise ! nous a-t-on affirmé alors …

Pourtant, il était difficile d’ignorer que l’État était dans une situation financière un peu chaotique. Il suffisait de prendre connaissance du seul titre du Rapport de la Cour des Comptes, le gendarme national des dépenses publiques.

Certes, il faut avoir du temps à consacrer à cette lecture compte tenu du nombre de chapitres et de pages, et quand on a des activités multiples …

A l’aube de 2020, le contexte est toujours le même, et il faut y ajouter la suppression de la Taxe d’Habitation dont la compensation financière demeure une énigme pour le budget des communes.

Alors, comment faudra-t-il gérer nos dépenses courantes de fonctionnement tout en réussissant à dégager la part de financement des investissements lancés depuis 6 ans ?

Devrons-nous « redoubler de vigilance et ne jamais céder à des facilités de gestion, ne pas dénaturer les services publics locaux » ?
Cela faisait partie des promesses en 2014 ; un leurre !!

Au cours des années écoulées, la réalité fut toute autre, et pour couvrir de lourds investissements, il a fallu rogner sur le quotidien : entretien des voiries secondaires, des bâtiments, curage des fossés communaux, suppression de services utiles à la population, report du paiement de certaines subventions attribuées contractuellement à la crèche ou au Centre Social, sans parler de la raréfaction des aides du CCAS, dont la subvention attribuée par la commune a été totalement inadaptée à l’importance de la population et à ses besoins réels pour construire un véritable pacte social à Biganos.

Face à cette réalité, il est important pour Annie Cazaux et son équipe de ne pas vous couvrir de promesses irréalisables, mais au contraire, de se comporter envers vous en partenaires lucides, et désireux de mener à bien une politique répondant à vos aspirations, avec les moyens qui seront les nôtres.

Faire Groupe, Faire Équipe, Jouer Collectif

Dès le début de l’année 2014, nous avons entendu, toutes et tous, ces expressions : « que votre cité soit championne du partage, dans un environnement fort de valeurs humaines, chaleureuses et accueillantes » etc.

« Paroles, paroles » comme le chantait une de nos artistes, aujourd’hui disparue.

Pour nous qui formons le groupe Biganos, Dynamisme & Partage, quand nous prenons publiquement l’engagement de travailler avec la collectivité, pour assurer un suivi rigoureux des dossiers mis en force, il n’est pas question de paroles en l’air destinées à vous convaincre de nous faire confiance. Aucunement !

Depuis maintenant 12 années, vous, nous tous, avons subi une politique autocratique. Celle qui conduit notre ville à porter le poids d’engagements à l’issue aléatoire, tant sur le plan des services publics que sur le plan financier.

Depuis 2013, vous avez pu le constater, tout un quartier de Biganos a été transformé en un vaste chantier informe, qui ne peut créer l’attractivité, si souvent prônée pour vous convaincre que le futur sera paradisiaque. Demain, on rase gratis !

Aujourd’hui, le Réalisme est très éloigné du rêve.

Pendant une mandature, entrés dans le vif du sujet en participant aux Commissions et Conseils, nous avons accédé à la finalité de dossiers qui amenaient Biganos à « jouer » son avenir sur des concessions à long terme. Les fluctuations de la conjoncture pourraient, à la fin, entraîner une charge. En n’acceptant pas d’entériner béatement ces projets, nous avions conscience de leurs réelles conséquences, pour les avoir étudiés et en avoir suivi l’évolution, alors que des avenants venaient en remodeler les contours.

Quand nous affirmons que nous avons la volonté d’agir avec vous, ce n’est pas de la com’ ni du bluff électoraliste, mais un désir de travailler avec vous.

Pour ce faire, et dans un premier temps, nous souhaitons recueillir vos observations dès que vous aurez pris connaissance du document déposé dans votre boîte aux lettres.

A l’appui de vos réactions formulées sur notre site, nous pourrons nous rencontrer pour affiner avec vous un programme raisonnable et parfaitement raisonné.

L’arbre qui cache la forêt

Dans la presse locale du lundi 16 décembre on pouvait lire un compte-rendu de la séance du Conseil municipal du mercredi 11.

Ce papier signé de la correspondante locale, laquelle n’assistait d’ailleurs pas à la séance, fait mention d’un projet, concernant la vente d’un « délaissé » de 145 m² qu’un voisin propriétaire propose d’acquérir.

Un débat eut lieu entre la cheffe de file de l’opposition et le Maire autour du prix auquel la commune vendait ce terrain.

Indépendamment de la faiblesse des montants en cause, il s’agit du respect du principe d’intérêt général qui semble avoir échappé à certains. En effet, l’estimation des Domaines autorisait une négociation à +/- 15% pour un prix de 15 €/m2. Faut-il rappeler que cette estimation tient compte de tous les éléments, et en particulier de l’intérêt pour la commune de se débarrasser d’une charge ?

De plus, il est fait mention qu’Annie CAZAUX et son groupe se sont prononcés contre, ce qui n’est pas le cas ! Seul un « Erratum » paru quelques jours plus tard, à la demande du groupe, est venu démentir ce vote.

Il s’agissait là d’un sujet, bien que de bon sens, mineur, au regard de celui qui allait suivre. Mais, aucun commentaire n’est fait, dans cet article, de la délibération qui suivit, et dont on se demande bien pourquoi elle a si adroitement été omise.

Le point suivant présentait donc un projet de Convention entre la commune, la COBAN, et l’Établissement Public Foncier de Nouvelle Aquitaine (EPFNA). Le but de la délibération consistait à valider la mise sous veille foncière d’un périmètre considérable de la commune en vue de préempter le foncier (déjà bâti pour une grande partie). C’est ainsi que l’EPFNA, sous les ordres de la ville, pourra bloquer toute transaction non désirée et accélérer des procédures d’expropriations.

La zone ainsi mise en veille s’étend de la voie ferrée jusqu’à la caserne des pompiers comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Aussi, ce projet a-t-il été très âprement contesté par Annie Cazaux car cela revient ainsi à empêcher les Boïens propriétaires, de disposer de leur bien comme ils l’entendent, alors même qu’aucun projet d’intérêt général n’a été présenté.

Pour le public présent lors de cette séance du 11 décembre ou pour les lecteurs de la presse locale hebdomadaire, dans lequel est fait un tout autre compte rendu, l’objectivité des écrits de cette correspondante ne pose-t-elle pas question ?

A moins que naïvement, elle pense qu’en montrant aux Boïens l’arbre, il ne seront pas capables de voir la forêt qu’il cache !

« Faire des économies intelligentes »

Promesse faite début 2015, afin de rationaliser, d’optimiser, les recettes, pour financer des équipements et des services de qualité.

En matière de services de qualité, nous avons rapidement vu combien nous étions gâtés :

  • minoration des subventions à certaines associations qui avaient perdu leur aura aux yeux du pouvoir, afin d’en favoriser d’autres ;
  • suppression du Service funéraire, pourtant si proche des familles dans ces moment difficiles à plusieurs points de vue, et nécessité de recourir désormais à des services spécialisés ;
  • plus de mise à disposition d’un membre du personnel compétent, en accompagnement d’associations sportives, notamment auprès des jeunes ;
  • pour le centre ville, instauration d’une taxe d’aménagement majorée à 8 % voire plus si besoin, la Loi permettant d’aller jusqu’à 20%. Pourquoi pas ?
  • réévaluation de la taxe sur le foncier bâti, considérant qu’elle était très faible elle aussi ;
  • réduction du personnel en ne remplaçant pas les départs à la retraite ;
  • aucun bilan des coûts réels de production des repas réalisés au compte de la ville de Mios ;
  • Etc.

Cette volonté réformatrice s’est vite retrouvée dans la façon dont les espaces publics, depuis, sont entretenus (trottoirs, parkings transformés en décharges, voirie défoncée, etc.)

Il ne tient qu’à nous de reprendre notre ville en mains, aussi soyons nombreux le 15 mars pour rendre possible un nouvel avenir en votant Biganos Dynamisme & Partage.

« Rien ne sera plus comme avant !» En effet, nous le constatons chaque jour !

Aquitanis Ciné-Débat

Jeudi 5 décembre, le site Internet de la mairie invitait les Boïens à une séance d’information ; la page de cette annonce était agrémentée d’un dessin représentant des spectateurs devant un écran, et qui disaient : « demain à Biganos », « notre centre-ville en transition ».

A l’heure dite, entouré de l’équipe d’Aquitanis, l’édile était en majesté.

Et chacun de penser : « on va enfin savoir où en est ce projet, lancé depuis bientôt 5 ans, et dont les acteurs sont bien discrets ».

Et bien, il n’en fut rien !

Après avoir envoyé un film sur les actions citoyennes en gironde (économies d’énergie, réduction des déchets, permaculture, etc.) au demeurant instructif mais très éloigné de l’attente des spectateurs, un autre film retraçant la consultation des habitants, remontant à plus d’un an, mais aucune vision, même numérique de ce que pourront être les façades de la future Biganos.

Pas un mot sur l’avancement des travaux, début annoncé des constructions 2ème semestre 2020 (autant dire 2021 vu l’évolution jusqu’à ce jour). En 2018 on nous avait annoncé 2ème trimestre 2019 !

C’est peu de dire que nous fumes déçus d’une telle réunion qui n’apportait aucune nouveauté, si ce n’est que, d’une manière hautement discutable du point de vue du code électoral, nous avons eu droit à une intervention de l’édile qui, malgré la période pré-électorale qui exige de la retenue de la part d’un maire sortant, n’a pas hésité à nous dresser le catalogue de ses réalisations (le parc du Pin, la CAB, la zone agricole prévue dans le PLU actuellement en panne, etc.)

Pourtant, ce projet revêt une importance primordiale pour notre ville. La concession a été conclue pour une durée de 10 ans, dont la moitié a déjà couru, et personne ne croit que 800 logements pourront sortir de terre, d’ici le terme, alors qu’aucun promoteur n’a encore acquis le moindre m².

Mais l’importance ne réside pas seulement dans le respect ou non des délais, nous avons à Biganos aux dires de l’édile, 300 personnes en attente d’un logement, elles regardent certainement vers cette ZAC avec incrédulité et amertume.

L’importance, elle est aussi dans les besoins que cet accroissement de population va générer en matière d’infrastructures communales (écoles, crèches, tissu associatif, etc.), car cela se traduit directement en besoins d’investissements, lesquels, s’ils ne sont pas planifiés provoquent des situations dont certains voisins ont récemment souffert.

Les Boïens en tant qu’électeurs et contributeurs aux finances de la ville doivent être informés des conséquences de ce projet et de son impact sur leur quotidien. C’est de ma responsabilité comme candidate à l’élection municipale de vous alerter.

Rien, dans ce qui a été dit le 5décembre au soir, ne permet d’envisager le futur sereinement.

Être maire, un mandat passionnant

C’est ce qu’un Élu, aux manettes depuis plus de trois décennies a récemment affirmé.

Conscient de l’importance de ce mandat de proximité dans une conjoncture qui a tendance, par les lois votées en 2015, à grignoter le rôle du maire, il considère que le fauteuil qui lui a été octroyé par un vote de confiance, doit être occupé à plein temps.

En effet, comment être à l’écoute quand la fonction de premier magistrat est devenue un tremplin, un accessoire utile pour se voir ouvrir d’autres portes, plus prestigieuses, plus désirables, souvent plus lucratives, qui favorisent l’ambition personnelle, le désir d’être partout tout en n’étant constructif nulle part.

Car les beaux discours, c’est comme les étoiles filantes, ils émerveillent un court instant, puis on revient sur terre.

Vouloir être maire, c’est vouloir vivre aux côtés des citoyens pour en améliorer le quotidien, et non pour papillonner dans une multitude de Conseils qui garnissent la carte de visite.

« Bien vivre ensemble dans la tranquillité »

Biganos, vous a-t-on dit et redit, est une commune calme, une destination de villégiature qui se doit de lutter contre toutes les formes d’insécurité.

Mais que constate-t-on en ce début 2020 ?

Que l’insécurité est toujours bien installée. Le quartier de la gare est particulièrement affecté, quand à partir d’une certaine heure, il est envahi par une horde vociférante que rien n’arrête, même pas s’aventurer sur les quais de la gare avec toutes sortes de véhicules, ou encore d’incendier des poubelles, entraînant des conséquences désastreuses … et pour les véhicules sur le parking : visites gratuites et dégradations sont au menu.

Pour les autres quartiers, les déprédations ont continué, le système de vidéo-surveillance (à 200 000 €) n’ayant jamais fonctionné, l’aspect dissuasif que pouvaient avoir de simples mats n’a pas suffit. Si vous n’aviez pas compris que cet équipement n’était pas actif, la délinquance,elle, l’a vite constaté !

Aujourd’hui, au Port, à la gare, à proximité des salles de sport, les caméras ont disparu.

Elles commencent à resurgir grâce à un nouveau marché signé en 2019. Mais ce dispositif est limité à quelques endroits ne demandant pas une protection particulière comme les ronds-points d’entrée de ville. Qu’en est-il des lieux que vous ou vos enfants fréquentent, qu’en est-il de nos bâtiments communaux ? Voilà 12 ans que le « bien vivre ensemble » est toujours pour demain.

Finissons-en avec cet enfumage, ouvrons les yeux, il en va de notre bien vivre à Biganos !

Janvier, quand fleurissent les vœux

En dépit de la période pré-électorale, la tradition est là.

Les élus se prêtent à ce show annuel, mettant en exergue le bien-fondé de leur politique, et annonçant pour le futur un ciel sans nuage pour chacun.

A la différence des 5 années précédentes, ils se doivent cette fois d’éviter de dresser le bilan de l’année écoulée, et d’oublier les projets pour 2020 et au-delà.

Alors, quelle pirouette faut-il faire ?

Sur le Bassin, aucun problème : l’environnement est de mise, et c’est le sujet « bateau » idéal pour avancer sans donner l’impression de promettre. SCoT annulé, PLU retoqué ou accepté avec des réserves, les transports, les voies en extension ou de contournement sont les ingrédients parfaits pour une salade composée qui n’engage pas personnellement, vu que tout le monde est concerné.

Et puis pour vous qui vous déplacez pour jouir de ce show, après les discours, vous pourrez vous avancer vers le traditionnel buffet, qui vous régalera, ou vous laissera sur la faim !

Pour notre part, nous vous souhaitons à vous et ceux qui vous sont chers nos vœux les meilleurs, vœux d’opposants actifs et vigilants. Souhaitons que cette année soit enfin celle du changement pour notre ville !

Après six ans de présence dans les instances municipale et communautaire, notre volonté reste intacte et notre engagement total dans ce projet. Il ne dépend que de votre vote pour que cela soit réalisable…

Tous ces élus qui partent favoris

Une presse quotidienne régionale à la solde de ces élus qui tardent à se déclarer, un peu à la manière d’une belle sûre d’être la meilleure.

Dans un pays démocratique, la presse se doit d’être, elle aussi, démocrate, c’est-à-dire ouverte à tous et non pas à certains.

Beaumarchais lui-même osa être impartial en déclarant : « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur … il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits ».

Or, le 7 janvier dernier, la presse quotidienne régionale a montré que la liberté de penser n’est pas pour elle l’essentiel, affirmant que ces « élus silencieux partent favoris puisqu’ils n’ont pas d’opposition », et qu’en conséquence ils ont jusqu’au 27 février pour maintenir le suspense.

Erreur, erreur de la part de cette presse locale, quand chaque jour elle fait état, pour certains de ces élus, de la multiplicité des opposants déclarés.

A l’exception notable de Biganos, dans la mesure où il n’a pas été offert à l’opposante, pourtant déclarée, de formuler ses objectifs pour un Biganos dynamique et proche de ses concitoyens.

Heureusement, une autre presse s’est empressée d’exercer son droit d’informer, et le digital aussi.