Ils feraient mieux de se taire …

Il paraît évident que certains n’ont pas encore compris que lorsque Annie Cazaux affirme quelque chose, c’est que c’est documenté, donc vérifiable.

Le blog tenu par les porte-coton de Bruno Lafon a vu éclore un nouvel article, daté du 9 février, dans lequel est portée une attaque en règle de la tribune, parue dans le dernier Magazine municipal, sous la plume du groupe d’opposition.

Pour commencer, cet article fait une mauvaise lecture de la tribune ; dans cette dernière, le groupe d’opposition Pour un Autre BIGANOS affirme que « le budget de fonctionnement sur ces dernières années a supporté le financement de 20 millions d’investissements, au détriment du quotidien ».

Dans l’article du blog « ces dernières années » a été converti en « cette année ». Si on veut mentir, on le fait mieux que cela, vu que tous les Boïens ont reçu un exemplaire du magazine et pourront se faire leur opinion.

Par ailleurs, ils peuvent juger du quotidien, et en même temps voir les réalisations payées par les économies d’entretien. Conclusion : c’est raté !!

Ce blog nous dit également que les dépenses d’investissements par habitant s’élèvent en 2019 à 437 € quand Annie Cazaux annonce 727 €.

Nous précisons que ce montant de 727 € qui correspond aux dépenses d’équipement brut par habitant, figure dans les documents officiels du Budget Primitif 2019, voté à la majorité en Conseil municipal. D’où sort donc ce montant de 437 € ? Il n’y en a pas trace dans les documents officiels…

Les Boïens peuvent consulter ces documents en Mairie, et pour ceux qui n’auraient pas le temps de s’y déplacer, ils trouveront ci-dessous une copie de la page concernée avec la ligne surlignée.

Le coût exact de ces dépenses ne sera connu que lors de la présentation du Compte administratif 2019, vraisemblablement courant avril 2020.

Pour ce qui était d’ailleurs du compte administratif 2018, voté lui aussi, le ratio des dépenses d’équipement était quasiment identique voire même supérieur, il s’élevait à 778,32 € !

Il n’y a donc pas de « petit écart de 300 € » ; le seul écart que l’on puisse constater, c’est celui qui existe entre la réalité et les écrits de ce blog. Caramba ! Encore raté !!

Les rédacteurs de cette feuille de chou se permettent, au mépris qu’ils affichent de façon coutumière, d’ajouter le déni !

Lorsqu’ils auront appris à lire correctement nos écrits, et à étudier, comme nous le faisons, les documents budgétaires reflets de leur bilan, nous pourrons peut-être commencer à débattre.

Et pour les lecteurs de nos articles, nous n’avons qu’une chose à leur dire, empruntant cette citation à A. Soljenitsyne : « Crois tes yeux et pas tes oreilles ».

Le SDIS à la Cassadotte

Quand dans la presse du 8 octobre 2010, l’édile élu en 2008 présente ses projets, il souligne que le SDIS (la caserne des pompiers) sera maintenu sur la ZAC de la Cassadotte.

Le terme maintenu laissait entendre que le choix du terrain, arrêté en 2006/2007 par le Président du SDIS de l’époque, le Président du Département et l’ancienne municipalité, était écarté. Pourtant, ce choix avait été acté car il offrait une sortie, adaptée à ses besoins particuliers, sur la D 1250. Les rotations des pompiers dépendant d’appels d’urgence, il était primordial de disposer d’un accès à la D 1250 direct et sécurisé.

Le rond-point du pont de la SNCF (dit de Leroy Merlin) avait même été dimensionné à cet effet et pourvu d’une branche supplémentaire.

Mais l’objectif de l’édile fraîchement installé était tout autre. Il s’empressa de développer commercialement cette zone, et par conséquent, d’offrir à des enseignes ledit terrain qui avait une place privilégiée. L’enjeu financier était trop fort pour qu’il lui résiste !

Depuis 2008, ont suivi des années d’errements, tractations, promesses, qui ont conduit le SDIS à accepter de la COBAN devenue entre temps propriétaire du site, un nouveau terrain, qui aujourd’hui s’avère complètement enclavé en fond de Zone d’Activité de la Cassadotte tristement connue pour le trafic de véhicules de tous gabarits qui en obstruent quotidiennement les voies d’accès. Pour parfaire la situation stratégique de ce nouvel emplacement, la future caserne fait face au crématorium !

Vous pouvez d’ailleurs constater en ce moment, que les travaux avancent. D’ici 2021 la nouvelle caserne devrait être opérationnelle …

Les conséquences d’un choix aussi peu éclairé étaient pourtant largement prévisibles. Annie Cazaux avait d’ailleurs alerté lors des différents Conseils, des difficultés qu’un tel choix engendrait. Si le transfert à la COBAN de la ZAC va permettre à la commune d’échapper au poids financier d’aménagements routiers supplémentaires pour tenter de remédier à cet emplacement peu adapté, les accès prioritaires en cours d’étude sont encore hypothétiques et ne régleront pas tout.

Constatation qu’une fois de plus les promesses ont été déjouées au profit du commercial, plus rentable qu’un service public, et quel service public !

2020, une campagne assise sur la victimisation

Comme précédemment en 2014, 2020 met en avant la « victimisation » d’un édile qui ne la mérite pas, lui qui fut un « maire à plein temps », toujours à l’écoute, et respectueux de la démocratie.

Présidant au Conseil municipal des débats qu’il voulait objectifs et remplis de considération vis-à-vis de l’opposition.

On jugera du « fair-play » et de la correction élémentaire, quand Annie Cazaux qui osait poser des questions, analyser des délibérations, se voyait qualifiée de « madame vous ne comprenez rien ! », « vous vous opposez à tout ! », « vous incitez des personnes à nous attaquer ! », « vous devriez avoir honte ! »

En résumé, en osant démontrer que certains engagements étaient mal étudiés, aléatoires quant à leur issue financière, elle était l’élément destructeur d’une politique qu’il ne fallait pas dénigrer.

On lui niait de connaître la différence entre le fond et la forme en matière juridique, pour des délibérations qui finalement, quelques jours plus tard, étaient retoquées par les services de l’État.

N’était-ce pas là la reconnaissance de la justesse de son analyse ?

N’est-ce pas fort de café qu’en contestant, en toute légalité, des décisions qui lui paraissaient dénuées de bon sens pour une modeste cité de 10 000 habitants, on veuille lui attribuer des pouvoirs d’incitation à attaquer des projets, d’attiser la haine ? Mieux encore, alors qu’elle s’est toujours efforcée de voter ce qui était bénéfique pour la ville, on le lui reproche !

Devenue challenger gênante, au point de la qualifier d’adversaire, c’est Annie Cazaux qui devrait revendiquer la victimisation pour ces six dernières années de confrontation.

Et bien NON ! Malgré ces mauvais coups, elle s’engage.

Avec une équipe solide pour offrir à Biganos une gestion clairvoyante, proches de ses concitoyens, et consciente que la situation n’est pas au mieux de sa forme, elle s’engage.

Forte des convictions qu’elle a portées durant six ans, elle s’engage.

Certaine que la dégradation de notre cadre de vie à Biganos n’est pas une fatalité, elle s’engage. Malgré les dossiers épineux qu’elle devra solutionner, elle s’engage.

Elle le dit : « Il est encore temps de réparer Biganos, mais si on continue dans la voie du programme engagé depuis 12 ans, il sera trop tard ! »

Le manque d’accessibilité de la future caserne des pompiers, les errements du dossier de contournement pour les camions d’expéditions de l’usine, la problématique de stationnement du pôle multimodal et des rues commerçantes de notre ville ou bien encore la Zone d’Aménagement Concerté de Facture qui amènera 800 logements supplémentaires et son cortège indispensable de services publics … non programmés, ne sont qu’un extrait des conséquences de mauvais choix ou de stratégies mal négociées.

Réparer ce qui peut encore l’être est sa priorité.

Le 15 mars, ce sera à vous de vous engager !

Notre réponse à la presse

Nous avons relevé dans l’édition du 29 janvier du journal Sud Ouest, un article prétendant faire une présentation de la candidature d’Annie Cazaux ; or il s’agit en l’occurrence d’une production « sui generis » du rédacteur de l’article.

Annie Cazaux n’a pas participé à son élaboration, ce projet arrivant trop tard eu égard à l’histoire de la relation entre le journal et l’opposition boïenne.

Nous reproduisons ci-dessous le texte du mail envoyé en avril par Annie Cazaux à M. Béziat, Chef de rédaction de l’agence du Bassin d’Arcachon, es-qualité, ce qui devrait permettre d’éclairer les lecteurs, mail qui à ce jour attend encore une réponse ….

De : Annie Cazaux
Envoyé : mardi 9 avril 2019 22:49
À : ‘b.beziat@sudouest.fr’
Objet : Comptes rendus municipaux de votre correspondante locale Ville de BIGANOS
Importance : Haute

Monsieur le Chef de rédaction de l’agence du Bassin d’Arcachon,

Attachée à la liberté de la presse, j’ai longtemps hésité à vous adresser ce courrier mais, les écrits réguliers d’une de vos correspondantes locale à l’encontre du groupe que je représente au sein du conseil municipal de Biganos, et du conseil communautaire de la COBAN, m’y poussent aujourd’hui.

Consciente que l’objectivité totale de la presse paraît hors d’atteinte si on se réfère à la définition philosophique de ce terme, il n’en demeure pas moins que pour fournir au public une information complète, précise, et la plus exacte possible, l’observatoire de la déontologie de l’information rappelle que le journaliste doit se donner, ou se faire donner les moyens de connaître tous les aspects d’un événement, de les situer dans leur contexte, de vérifier et de recouper les sources, de présenter de façon équilibrée et impartiale les points de vue des acteurs en présence, et savoir, quand il le faut, penser contre lui-même.

Aussi lors des trois derniers articles de compte rendu du conseil municipal de Biganos parus les mardi 19 mars, mercredi 20 mars et lundi 8 avril, non seulement la teneur des débats n’est pas respectée, mais les paroles qui me sont prêtées sont tronquées, sorties de leur contexte, et ce choix porte préjudice à mon groupe.

Le compte rendu du Conseil municipal du 13 mars dernier, publié le 19 mars, était intitulé : « La forme a été plus discutée que le fond ».

Quand on annonce des passes d’armes entre l’opposition et l’édile, sachez qu’elles n’ont pas reposé uniquement sur la forme, mais essentiellement sur le fond.
Les observations de l’opposition portaient bien sur le fond des problèmes soulevés, à savoir :
– le rapport d’orientation budgétaire (ROB),
– l’annulation par la préfecture de 3 délibérations concernant le domaine public de la commune, par transfert en domaine privé, pour cession à Aquitanis,
– la décision se rapportant à la présentation du nouveau PLU.

1- le ROB ne fait pas l’objet d’un vote, c’est un débat préalable au vote du prochain budget. Comme le dit son titre, c’est un rapport. L’opposition, contrairement à ce qui est écrit, n’a pas précisé qu’elle ne le voterait pas. Les observations faites portaient bien sur le fond, dans la mesure où les chiffres annoncés en dépenses courantes, ne permettaient pas de situer exactement quel report d’excédent permettrait de financer 8 M€ d’investissements futurs, prévus sans financement prévisionnel défini.
2- Les 3 dossiers retoqués par la préfecture, sur des arguments que nous avions développés, portaient également sur le fond, s’agissant de faire en sorte que les terrains propriété du domaine public de la ville -inaliénables selon la loi- devaient faire l’objet d’une délibération propre pour transfèrement au domaine privé de la ville, lequel est aliénable, et par conséquent cessible à un quelconque acquéreur, Aquitanis en l’occurrence. Si les services préfectoraux ont répondu positivement à nos observations, c’est qu’ils avaient reconnu juridiquement leur bien fondé.
3- la délibération présentant le projet de PLU était, elle aussi, contestable sur le fond car, comme le prévoient les articles du CGCT, tout dossier concernant le PLU (de même que ceux relatifs aux finances), doit être présenté aux élus à l’appui d’un document exploitable, préalablement au Conseil municipal, ce qui n’avait pas été le cas, car il était annoncé comme consultable « prochainement », sans que cette consultation fut facilitée jusqu’au jour du conseil. Car juger « au fond », c’est s’appuyer sur des bases, des connaissances solides d’un dossier, alors que la « forme » répond à l’apparence, la manière de présenter.

L’article intitulé PLU : « c’est la fin de la concertation » publié le 20 mars là aussi ne s’appuie pas sur l’axe légal des arguments développés lors de notre demande de report de ce dossier en séance du 13 mars, et préfère utiliser des tournures telles que :

« Annie CAZAUX et le groupe d’opposition se sont retirés du vote après avoir demandé au Maire de retirer ce projet, estimant n’avoir jamais été associés au dossier et se plaignant d’un manque d’informations et de documents, pourtant disponibles à la consultation en mairie. »

Dans les faits nous avons relevé que les documents prévus en annexe ne nous étaient pas parvenus, que nous n’avions pas été associés aux réunions de travail concernant ce projet et avons demandé qu’une assemblée toutes commissions soit réunie avant le vote d’un tel projet. Il n’y a pourtant eu aucune plainte de notre part, juste un rappel du CGCT qui impose dans ce type de délibération un respect absolu de la procédure en particulier en matière d’information et de documentation à fournir à l’ensemble des élus. Il faut ajouter que le défaut d’information n’était nullement dirigé contre notre groupe mais bien contre l’ensemble des membres du conseil puisque personne n’avait reçu les annexes. De plus la conclusion « pourtant disponible à la consultation en Mairie » laisse entendre que nos remarques ne sont pas fondées, alors que la communication préalable de tous documents est clairement précisée dans les textes, notamment le CGCT.

L’article intitulé « Les taxes locales restent stables » de ce jour relate le dernier conseil municipal qui s’est tenu mercredi 3 avril.

Une fois encore l’article fait référence à la délibération sur le PLU mentionnant que « l’opposition s’était sentie lésée par un manque de documents qui selon elle l’empêchait de débattre ». Votre correspondante locale fait ainsi état de nos sentiments alors même qu’elle n’en a pas connaissance. Nous n’avons jamais évoqué un quelconque sentiment et avons appuyé nos propos uniquement sur les risques, pour ce dossier, d’une délibération contestable dans sa procédure. Il n’était de ce fait pas possible de délibérer sans la parfaite connaissance du dossier que ce soit pour notre groupe comme pour l’ensemble des membres du conseil.

Par contre, nous avons demandé ce qu’il advenait de la délibération 19-016 du 13 mars 2019 (qui aurait légalement dû être retirée ce 3 avril par la nouvelle délibération), pour alerter d’une procédure, une fois de plus, légalement contestable, et avons émis une argumentation développée pour appuyer notre abstention, ce qui n’est nullement évoqué : ainsi, nous relevions que si ce PLU est vertueux il s’appuie toutefois sur une évaluation très minorée de l’apport de population, et ne prévoit pas suffisamment de sites réservés au titre d’équipements collectifs, d’intérêt communal ou communautaire, afin de créer les structures nécessaires à l’apport de population. Enfin, que la réserve faite de 150 ha de terrains agricoles semble excessive, et ne permet pas de s’assurer que seules de petites exploitations d’agriculture raisonnée viendront s’y installer. Le manque de précision quant à notre vote laisse entendre que notre groupe s’abstient sans fondement, ce qui n’est jamais le cas.

Aussi avec l’approche de la période préélectorale, nous ne pouvons rester insensibles au risque que représente pour notre groupe, et plus généralement pour la démocratie locale, ce genre de publication, qui ne cherche pas à respecter l’impartialité qui devrait être une règle d’or pour une publication d’importance régionale, et dont sont soigneusement absentes toutes représentations graphiques de notre groupe ou de moi-même. Plus nous approchons de la prochaine échéance électorale de niveau local, et plus nous y sommes confrontés, et ce, beaucoup plus fréquemment que par le passé.

Après cet exposé, détaillant les récents désagréments que nous ont causé les derniers comptes rendus des conseils municipaux de notre commune, publiés dans votre quotidien, je souhaite que vous ayez à cœur d’œuvrer afin que le fond des articles futurs prenne une coloration plus terne qu’à l’accoutumée : des faits, rien que des faits, pas d’interprétations.

En vous remerciant de l’attention que vous saurez porter à notre requête, je reste à votre disposition pour de plus amples renseignements et vous prie d’agréer, Monsieur le Chef de rédaction, mes sincères salutations.

Annie CAZAUX

Conseillère Municipale Ville de Biganos

Conseillère Communautaire COBAN

Chacun pourra se faire une opinion.

IL REPART !

Presque une page entière dans le journal Sud Ouest du 13 janvier, réservée à cet événement tellement inattendu … « L’enfant du pays », a choisi pour ce moment un décor authentique : le fief familial. Et le rappel, pour faire pleurer dans les chaumières, d’un passé ancestral remontant à 1760.

Avec de tels symboles, comment ne pas choisir le « bon » bulletin de vote ?

Pour l’homme, le bâtisseur du nouveau Biganos, fini l’ambition, seule compte sa ville, celle qu’il n’a cessé d’embellir, depuis deux mandats, à coups de démolitions, la création d’un parc totalement invisible derrière une imposante muraille, un crématorium seulement boïen, parce qu’il doit nous rapporter 20 000 € de taxes annuelles : une rentrée financière appréciable, nous a-t-on affirmé, sur un budget (soit dit en passant) de 18 millions d’euros. Et aussi le centre bourg et ses trottoirs non entretenus, et des impôts maintenus à un niveau, le plus bas du Bassin. Mais pour combien de temps vu que l’usine, notre principale bienfaitrice, est passée sous l’égide de la COBAN ?

En revanche, pas d’allusion à la mirifique Zone d’Aménagement Concertée de Facture, l’Arlésienne de ces deux mandats, mais retour de la voie d’évitement du bourg par les camions, dont personne ne veut assumer la charge (quelque 4 millions d’euros), une passerelle pour l’accès aux quais de la gare, utilisable par les handicapés, lesquels n’ont pas eu droit jusqu’à présent à une sorte d’ascenseur car trop onéreux.

Enfin, la chasse au plastique, environnement oblige, mais pas tellement d’actualité si l’on en juge par l’état d’entretien de nos parkings et des trottoirs de la Côte d’Argent, de la route des Lacs et de la Libération, jonchés de toute sorte d’éléments polluants. Il fut pourtant un temps où les services techniques devaient récolter les mégots, devenus depuis omniprésents dans notre cité.

Et on nous apprend que les promesses nous seront adressées, cette fois, lors de visites en petit fourgon ; peut être sera-t-il électrique à défaut d’une calèche hippomobile, qui nous aurait rappelé « Biganos l’esprit village », tellement promis et qui n’a vécu que le temps des roses …

Promesse est faite d’un maire à plein temps, sauf bien sûr si lui sont offertes des présidences, telles la COBAN, le SIBA, le SYBARVAL, et pourquoi pas la future Grande Intercommunalité Bassin-Val de l’Eyre, et tout autre titre qui viendrait encore enrichir la déjà longue carte de visite.

La modestie étant la principale qualité de « l’enfant du pays », il ne pouvait être confronté à la présence d’une liste opposante laquelle n’a eu droit qu’à un lambeau de texte, ne pouvant en être autrement. Par contre, l’éventualité d’une troisième liste émanant d’un parti politique ne semble pas le troubler. Il nous apprend aussi que le Maire honoraire, qui avait géré la commune pendant 30 ans en « bon père de famille », avait été séduit par « sa science de la culture des pins et des espaces naturels », et l’avait nommé adjoint à l’urbanisme. C’est sans aucun doute pour cette raison qu’il n’a eu de cesse de faire tomber des arbres centenaires pour bétonner (en fermant les yeux sur les mêmes travers de la part de privés), et qu’il a négligé l’entretien des espaces naturels, tels les fossés communaux.

Pourtant, son grand-père lui avait montré la voie ; il nous manque beaucoup aujourd’hui.

In cauda venenum

Ce titre fait référence à la dernière phrase d’un article récent, paru dans le journal du candidat sortant.

Tout au long dudit article, le rédacteur s’évertue à nous expliquer le rôle, hautement bénéfique pour les communes, de l’Établissement Public Foncier de Nouvelle Aquitaine (EPFNA). Ce dernier a pour vocation de se substituer à la commune qui aurait un projet de rénovation urbaine, dans la négociation, l’achat de foncier, et le portage de celui-ci jusqu’à sa cession à un aménageur/promoteur.

Loin de nous l’idée de remettre en cause l’existence et l’objet de cet instrument de gestion communale, à même d’offrir des solutions à des communes impécunieuses ou rencontrant des difficultés dans la négociation. L’exemple qui avait été mis en avant lors du Conseil municipal était parfaitement justifié, s’agissant de la friche industrielle de l’ancienne usine Renault Marine Couach à l’entrée de Marcheprime.

Là où le bât blesse, c’est lorsque le contrat de collaboration entre notre commune et ledit EPFNA met sous cloche la plus grande partie de notre cité, sans aucun projet urbanistique existant, et précise que les négociations pourront se faire au prix fixé par les Domaines ou en dessous. Mieux encore, la divulgation aux propriétaires de l’estimation par les Domaines de leur bien est interdite !

Enfin, si les négociations n’aboutissaient pas, l’EPFNA pourra avoir recours à l’expropriation.

Mais dans cette vaste zone de veille foncière, nulle friche industrielle, mais des commerces et des maisons d’habitation ne menaçant pas ruine. Nous ne sommes pas à Pékin où deux quartiers historiques de la ville ont été rasés au profit des manifestations sportives olympiques de 2008.

On cherche à nous moquer parce que nous déclarons haut et fort que nous connaissons les dossiers ; il est vrai que nous n’avons pas encore commis l’exploit réalisé par cette majorité sortante, laquelle, le 13 mars dernier, a voté comme un seul homme le projet de PLU dont la documentation n’avait pas été mise à la disposition des élus. Pour cette raison, Annie Cazaux et l’opposition s’étaient retirés du vote, ce qui avait une fois de plus provoqué des railleries à leur encontre et des propos déplacés.

Et c’est parce que nous étudions, et donc connaissons, les dossiers, que nous avons déniché cette clause qui fera que les propriétaires touchés par une telle négociation risqueront de se voir spoliés d’une partie de la valeur de leur patrimoine, et cela pour satisfaire on ne sait quel ego. Encore une fois, ce n’est pas l’objet de cet organisme qui est en cause, c’est l’usage qu’on prétend en faire à Biganos.

Nous contestons cette convention au contenu pervers, autoritaire et antidémocratique.

Mais, tel l’arthropode cerné de toutes parts par les flammes, le scorpion boïen finira par s’inoculer son propre venin.

Un budget participatif ?

Pour enrichir la réflexion collective, nous avons pu lire au verso d’une invitation, au sourire de papier glacé, que pour « Agir pour votre Avenir », il fallait être participant. Mais pas une participation au grand débat démocratique promis en 2019, non, ouvrir notre gousset pour enrichir de quelques écus l’escarcelle destinée à financer la campagne de notre soi-disant « bien vivre ensemble » !

Cette sollicitation participative et démocratique pour notre avenir a peut-être été influencée par la campagne « pièces jaunes »qui vient de s’ouvrir, à moins que ce ne soit une version détournée du budget participatif comme on les voit fleurir ici et là dans de nombreuses communes ?

Il est bien entendu qu’un budget participatif, c’est d’abord de l’argent et donc du pouvoir !

Mais normalement, c’est de l’argent alloué par la collectivité pour réaliser les projets proposés et votés par les citoyens non élus, et non le contraire !

Ainsi, voudrait-on nous faire croire que comme les « pièces jaunes » ou « les budgets participatifs » qui financent des réalisations concrètes, cet argent servira au « bien vivre ensemble » ?

Mais aujourd’hui, les Boïens ne sont plus dupes. Rodés depuis 12 ans à ce type de communication, nous savons tous que cette quête-là ne servira qu’à financer le show, permettant à certains de moins faire appel à leurs deniers propres pour financer leur campagne.

Quand Annie CAZAUX vous parlera de budget participatif, vous saurez qu’elle, elle ne vous demandera pas de l’argent !

Inventer des modes de gestion partagée

En choisissant de nous engager vis-à-vis de vous par l’expression « Dynamisme & Partage », nous n’avons pas cherché à copier ce qui nous était promis en 2014, à savoir, « une gestion partagée ».

C’est en vivant durant toute une mandature cette gestion soi-disant partagée, que nous avons pris la résolution de faire du Partage une réalité démocratique et pas un leurre électoraliste.

Quand fut créé le Pôle multimodal, on, nous affirma que cet équipement constituerait une réelle amélioration du cadre de vie, une proximité avec la Métropole bordelaise.

Effectivement, l’esplanade de la gare a changé d’aspect, elle est plus aérée, plus appropriée à une desserte fonctionnelle du site (ce qui reste à prouver, vu le manque de fonctionnalité de l’arrêt minute ou des sens de circulation imposés pour accéder aux parkings …) mais qu’en est-il de la promesse de « l’épanouissement et la qualité de vie de tous » ?

Vous a-t-on proposé, à vous, les utilisateurs permanents des trains, de donner votre avis concernant la disparition d’environ 300 places de parking ? Non !

« Ils se débrouilleront » a-t-on entendu.

En résumé, le contraire d’«une gestion partagée », un sens de l’exercice des « services de proximité » totalement écarté !

Que dire de « l’amélioration du cadre de vie » tant prôné, dans ce secteur qui accueille beaucoup de passagers ? Ceux-ci constatent, et les riverains avec eux, que l’entretien courant dévolu aux services de la ville n’est pas assuré. En désespoir de cause, ce sont les riverains qui, prenant balai et sécateur, assument la « gestion partagée ».

Si on ajoute à cela le « toujours vigilants afin d’apporter à chacun les moyens de bien vivre à Biganos », cela se traduit par l’unique caméra de surveillance du lieu qui n’a pas fonctionné durant six ans, permettant ainsi en toute tranquillité, l’installation de groupes vociférants à des heures tardives, des feux de poubelles et des fouilles de véhicules stationnés.

Cette évocation de la « gestion partagée » du secteur de la gare n’est pour nous qu’un exemple. Il ne suffit pas d’annoncer, de faire rêver du meilleur des mondes, mais d’agir concrètement en vous écoutant, et en prenant en réelle considération les modalités de fonctionnement du Service public que vous êtes en droit d’attendre de la part de votre municipalité.

On nous a promis « L’esprit village », on nous a promis « Biganos plus forte, plus généreuse »,

comment peut-on encore croire aujourd’hui après 12 ans de mandature, que cette équipe est capable d’ « Agir pour notre avenir » ?

L’homme d’État, Henri Queuille, le disait bien : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».

Depuis 6 ans, Annie CAZAUX et son équipe n’a eu de cesse d’alerter lors des conseils municipaux et de vous tenir informés des errements de l’équipe majoritaire au travers du bulletin municipal et du blog de la Voix du Delta.

Aujourd’hui, à nous de nous unir pour changer l’avenir qui nous est promis.

Le 15 mars votons « Biganos Dynamisme & Partage ».

Biganos, Dynamisme & Partage

Dans la foulée du « bien vivre ensemble », il nous a suffi d’une seule feuille pour vous présenter les grandes lignes de l’engagement d’Annie Cazaux vis-à-vis de vous tous, Boïennes et Boïens.

Mais pas de bristol pour vous demander de financer notre campagne. Chaque membre de notre liste connaît ses responsabilités et Annie Cazaux n’a voulu d’aucune manière faire appel à votre porte-monnaie.

Depuis 2014, depuis notre position d’opposants, nous avons vécu la gestion communale et intercommunale, acquiesçant à ce qui pouvait l’être, refusant ce qui dépassait le réalisable, apportant le débat là ou il n’y avait que dictât.

Aujourd’hui, comme il y a six ans, notre ligne de conduite se résume à ne pas vous faire des promesses irréalisables. Vous en avez déjà trop eu.

Certains parmi vous pourraient conclure : « alors pourquoi vous engager ? »

Parce que nous sommes attachés à notre commune, nous y vivons depuis de nombreuses années et que, comme vous, nous avons pu constater sa dégradation malgré les millions d’Euros dépensés. Parce que d’année en année, les risques que nous avions soulevés en 2014, concernant les projets de l’équipe majoritaire se sont faits réalité.

Parce que notre connaissance experte des dossiers de notre ville nous permet de vous proposer une alternative à ce qui est nous est encore promis.

Il n’y a qu’à regarder les aménagements du centre ville, qui, s’ils étaient nécessaires, ne remplissent pas les objectifs attendus par tous.

Il n’y a qu’à observer les errements de la zone d’aménagement concerté du futur quartier de Facture.

Il n’y a qu’à se poser la question du bien fondé de l’emplacement choisi pour la construction de notre nouvelle caserne des pompiers qui, soit dit en passant, a séjourné 12 ans dans les tiroirs du candidat sortant.

Il n’y a qu’à observer l’état général de nos voiries secondaires ou le manque d’entretien régulier de notre ville.

L’image idyllique présentée il y a 12 ans, même aujourd’hui, à un constat amer.

Mais où en est donc « l’esprit village » prôné en 2008 ?

Où en est donc la « Biganos, plus forte plus généreuse » promise en 2014 ?

Et il faudrait que nous oubliions le bilan de ces 12 années ?

Et il faudrait apporter du débat, alors que certains préféraient les écourter lors de conseils municipaux, pour être à l’heure devant un match de foot ?

Et il faudrait que nous renouvelions notre confiance à un candidat qui n’a pas tenu ses promesses ?

Et il faudrait payer sa campagne ?

Aussi, en nous appuyant sur un staff administratif renouvelé et largement renforcé depuis peu, nous nous engageons à ce que ce prochain mandat soit celui d’une gestion honnête, transparente, responsable et clairvoyante. Notre objectif est de faire évoluer Biganos avec vous, de proposer une progression à la hauteur des possibilités financières de la ville sans négliger le présent depuis trop longtemps oublié à Biganos, pour rendre possible l’avenir que vous êtes en droit d’attendre.

Pas de grandiloquence, pas de promesses irréalisables, simplement du réalisme en travaillant avec vous, pour ce bien que nous partageons : NOTRE ville. Relever les défis de demain, c’est commencer par réparer les manquements du passé et s’employer à prendre en compte le présent !

C’est bien sur le bilan des 12 dernières années que les Boïens se prononceront le 15 mars prochain, n’en déplaise à certains !