Notre réponse à la presse

Nous avons relevé dans l’édition du 29 janvier du journal Sud Ouest, un article prétendant faire une présentation de la candidature d’Annie Cazaux ; or il s’agit en l’occurrence d’une production « sui generis » du rédacteur de l’article.

Annie Cazaux n’a pas participé à son élaboration, ce projet arrivant trop tard eu égard à l’histoire de la relation entre le journal et l’opposition boïenne.

Nous reproduisons ci-dessous le texte du mail envoyé en avril par Annie Cazaux à M. Béziat, Chef de rédaction de l’agence du Bassin d’Arcachon, es-qualité, ce qui devrait permettre d’éclairer les lecteurs, mail qui à ce jour attend encore une réponse ….

De : Annie Cazaux
Envoyé : mardi 9 avril 2019 22:49
À : ‘b.beziat@sudouest.fr’
Objet : Comptes rendus municipaux de votre correspondante locale Ville de BIGANOS
Importance : Haute

Monsieur le Chef de rédaction de l’agence du Bassin d’Arcachon,

Attachée à la liberté de la presse, j’ai longtemps hésité à vous adresser ce courrier mais, les écrits réguliers d’une de vos correspondantes locale à l’encontre du groupe que je représente au sein du conseil municipal de Biganos, et du conseil communautaire de la COBAN, m’y poussent aujourd’hui.

Consciente que l’objectivité totale de la presse paraît hors d’atteinte si on se réfère à la définition philosophique de ce terme, il n’en demeure pas moins que pour fournir au public une information complète, précise, et la plus exacte possible, l’observatoire de la déontologie de l’information rappelle que le journaliste doit se donner, ou se faire donner les moyens de connaître tous les aspects d’un événement, de les situer dans leur contexte, de vérifier et de recouper les sources, de présenter de façon équilibrée et impartiale les points de vue des acteurs en présence, et savoir, quand il le faut, penser contre lui-même.

Aussi lors des trois derniers articles de compte rendu du conseil municipal de Biganos parus les mardi 19 mars, mercredi 20 mars et lundi 8 avril, non seulement la teneur des débats n’est pas respectée, mais les paroles qui me sont prêtées sont tronquées, sorties de leur contexte, et ce choix porte préjudice à mon groupe.

Le compte rendu du Conseil municipal du 13 mars dernier, publié le 19 mars, était intitulé : « La forme a été plus discutée que le fond ».

Quand on annonce des passes d’armes entre l’opposition et l’édile, sachez qu’elles n’ont pas reposé uniquement sur la forme, mais essentiellement sur le fond.
Les observations de l’opposition portaient bien sur le fond des problèmes soulevés, à savoir :
– le rapport d’orientation budgétaire (ROB),
– l’annulation par la préfecture de 3 délibérations concernant le domaine public de la commune, par transfert en domaine privé, pour cession à Aquitanis,
– la décision se rapportant à la présentation du nouveau PLU.

1- le ROB ne fait pas l’objet d’un vote, c’est un débat préalable au vote du prochain budget. Comme le dit son titre, c’est un rapport. L’opposition, contrairement à ce qui est écrit, n’a pas précisé qu’elle ne le voterait pas. Les observations faites portaient bien sur le fond, dans la mesure où les chiffres annoncés en dépenses courantes, ne permettaient pas de situer exactement quel report d’excédent permettrait de financer 8 M€ d’investissements futurs, prévus sans financement prévisionnel défini.
2- Les 3 dossiers retoqués par la préfecture, sur des arguments que nous avions développés, portaient également sur le fond, s’agissant de faire en sorte que les terrains propriété du domaine public de la ville -inaliénables selon la loi- devaient faire l’objet d’une délibération propre pour transfèrement au domaine privé de la ville, lequel est aliénable, et par conséquent cessible à un quelconque acquéreur, Aquitanis en l’occurrence. Si les services préfectoraux ont répondu positivement à nos observations, c’est qu’ils avaient reconnu juridiquement leur bien fondé.
3- la délibération présentant le projet de PLU était, elle aussi, contestable sur le fond car, comme le prévoient les articles du CGCT, tout dossier concernant le PLU (de même que ceux relatifs aux finances), doit être présenté aux élus à l’appui d’un document exploitable, préalablement au Conseil municipal, ce qui n’avait pas été le cas, car il était annoncé comme consultable « prochainement », sans que cette consultation fut facilitée jusqu’au jour du conseil. Car juger « au fond », c’est s’appuyer sur des bases, des connaissances solides d’un dossier, alors que la « forme » répond à l’apparence, la manière de présenter.

L’article intitulé PLU : « c’est la fin de la concertation » publié le 20 mars là aussi ne s’appuie pas sur l’axe légal des arguments développés lors de notre demande de report de ce dossier en séance du 13 mars, et préfère utiliser des tournures telles que :

« Annie CAZAUX et le groupe d’opposition se sont retirés du vote après avoir demandé au Maire de retirer ce projet, estimant n’avoir jamais été associés au dossier et se plaignant d’un manque d’informations et de documents, pourtant disponibles à la consultation en mairie. »

Dans les faits nous avons relevé que les documents prévus en annexe ne nous étaient pas parvenus, que nous n’avions pas été associés aux réunions de travail concernant ce projet et avons demandé qu’une assemblée toutes commissions soit réunie avant le vote d’un tel projet. Il n’y a pourtant eu aucune plainte de notre part, juste un rappel du CGCT qui impose dans ce type de délibération un respect absolu de la procédure en particulier en matière d’information et de documentation à fournir à l’ensemble des élus. Il faut ajouter que le défaut d’information n’était nullement dirigé contre notre groupe mais bien contre l’ensemble des membres du conseil puisque personne n’avait reçu les annexes. De plus la conclusion « pourtant disponible à la consultation en Mairie » laisse entendre que nos remarques ne sont pas fondées, alors que la communication préalable de tous documents est clairement précisée dans les textes, notamment le CGCT.

L’article intitulé « Les taxes locales restent stables » de ce jour relate le dernier conseil municipal qui s’est tenu mercredi 3 avril.

Une fois encore l’article fait référence à la délibération sur le PLU mentionnant que « l’opposition s’était sentie lésée par un manque de documents qui selon elle l’empêchait de débattre ». Votre correspondante locale fait ainsi état de nos sentiments alors même qu’elle n’en a pas connaissance. Nous n’avons jamais évoqué un quelconque sentiment et avons appuyé nos propos uniquement sur les risques, pour ce dossier, d’une délibération contestable dans sa procédure. Il n’était de ce fait pas possible de délibérer sans la parfaite connaissance du dossier que ce soit pour notre groupe comme pour l’ensemble des membres du conseil.

Par contre, nous avons demandé ce qu’il advenait de la délibération 19-016 du 13 mars 2019 (qui aurait légalement dû être retirée ce 3 avril par la nouvelle délibération), pour alerter d’une procédure, une fois de plus, légalement contestable, et avons émis une argumentation développée pour appuyer notre abstention, ce qui n’est nullement évoqué : ainsi, nous relevions que si ce PLU est vertueux il s’appuie toutefois sur une évaluation très minorée de l’apport de population, et ne prévoit pas suffisamment de sites réservés au titre d’équipements collectifs, d’intérêt communal ou communautaire, afin de créer les structures nécessaires à l’apport de population. Enfin, que la réserve faite de 150 ha de terrains agricoles semble excessive, et ne permet pas de s’assurer que seules de petites exploitations d’agriculture raisonnée viendront s’y installer. Le manque de précision quant à notre vote laisse entendre que notre groupe s’abstient sans fondement, ce qui n’est jamais le cas.

Aussi avec l’approche de la période préélectorale, nous ne pouvons rester insensibles au risque que représente pour notre groupe, et plus généralement pour la démocratie locale, ce genre de publication, qui ne cherche pas à respecter l’impartialité qui devrait être une règle d’or pour une publication d’importance régionale, et dont sont soigneusement absentes toutes représentations graphiques de notre groupe ou de moi-même. Plus nous approchons de la prochaine échéance électorale de niveau local, et plus nous y sommes confrontés, et ce, beaucoup plus fréquemment que par le passé.

Après cet exposé, détaillant les récents désagréments que nous ont causé les derniers comptes rendus des conseils municipaux de notre commune, publiés dans votre quotidien, je souhaite que vous ayez à cœur d’œuvrer afin que le fond des articles futurs prenne une coloration plus terne qu’à l’accoutumée : des faits, rien que des faits, pas d’interprétations.

En vous remerciant de l’attention que vous saurez porter à notre requête, je reste à votre disposition pour de plus amples renseignements et vous prie d’agréer, Monsieur le Chef de rédaction, mes sincères salutations.

Annie CAZAUX

Conseillère Municipale Ville de Biganos

Conseillère Communautaire COBAN

Chacun pourra se faire une opinion.

2 commentaires sur « Notre réponse à la presse »

  1. comme je vous l’avais indiqué dans un précédent commentaire, vous n’avez pas dû graisser la patte de ces « journaleux ». Assistant souvent au conseil municipal j’ai pu remarqué combien la correspondante de Sud-Ouest vous dédaigne. Dans ce cas là comment voulez-vous que vous puissiez passer dans leurs colonnes. Mais ce chef d’agence oublie qu’il y a des lois à respecter en campagne électorale. J’espère seulement que les Boïens ne s’arrêteront pas à leurs écrits mensongers et qu’ils seront un peu plus intelligents que ce monsieur…

  2. Je rajoute à mon commentaire, la preuve de la mauvaise fois de ce journaliste en publiant la photo d’Annie Cazaux datant des élections de 2014 alors, que s’informer sur votre blog il pouvait prendre la photo des élections 2020.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s