In cauda venenum

Ce titre fait référence à la dernière phrase d’un article récent, paru dans le journal du candidat sortant.

Tout au long dudit article, le rédacteur s’évertue à nous expliquer le rôle, hautement bénéfique pour les communes, de l’Établissement Public Foncier de Nouvelle Aquitaine (EPFNA). Ce dernier a pour vocation de se substituer à la commune qui aurait un projet de rénovation urbaine, dans la négociation, l’achat de foncier, et le portage de celui-ci jusqu’à sa cession à un aménageur/promoteur.

Loin de nous l’idée de remettre en cause l’existence et l’objet de cet instrument de gestion communale, à même d’offrir des solutions à des communes impécunieuses ou rencontrant des difficultés dans la négociation. L’exemple qui avait été mis en avant lors du Conseil municipal était parfaitement justifié, s’agissant de la friche industrielle de l’ancienne usine Renault Marine Couach à l’entrée de Marcheprime.

Là où le bât blesse, c’est lorsque le contrat de collaboration entre notre commune et ledit EPFNA met sous cloche la plus grande partie de notre cité, sans aucun projet urbanistique existant, et précise que les négociations pourront se faire au prix fixé par les Domaines ou en dessous. Mieux encore, la divulgation aux propriétaires de l’estimation par les Domaines de leur bien est interdite !

Enfin, si les négociations n’aboutissaient pas, l’EPFNA pourra avoir recours à l’expropriation.

Mais dans cette vaste zone de veille foncière, nulle friche industrielle, mais des commerces et des maisons d’habitation ne menaçant pas ruine. Nous ne sommes pas à Pékin où deux quartiers historiques de la ville ont été rasés au profit des manifestations sportives olympiques de 2008.

On cherche à nous moquer parce que nous déclarons haut et fort que nous connaissons les dossiers ; il est vrai que nous n’avons pas encore commis l’exploit réalisé par cette majorité sortante, laquelle, le 13 mars dernier, a voté comme un seul homme le projet de PLU dont la documentation n’avait pas été mise à la disposition des élus. Pour cette raison, Annie Cazaux et l’opposition s’étaient retirés du vote, ce qui avait une fois de plus provoqué des railleries à leur encontre et des propos déplacés.

Et c’est parce que nous étudions, et donc connaissons, les dossiers, que nous avons déniché cette clause qui fera que les propriétaires touchés par une telle négociation risqueront de se voir spoliés d’une partie de la valeur de leur patrimoine, et cela pour satisfaire on ne sait quel ego. Encore une fois, ce n’est pas l’objet de cet organisme qui est en cause, c’est l’usage qu’on prétend en faire à Biganos.

Nous contestons cette convention au contenu pervers, autoritaire et antidémocratique.

Mais, tel l’arthropode cerné de toutes parts par les flammes, le scorpion boïen finira par s’inoculer son propre venin.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s